Se laissant facilement aller aux belles choses de la vie, elle pleurait sans se faire voir. Ces belles choses de la vie ne sont pas celles qu'elle immagine pour tout le monde. Ces belles choses de la vie sont ces détails que personne ne voit. Cette fenêtre au dernier étage qui reflète un bout de ciel bleu, elle semble voir comme à travers, comme un vide au dessus du toit qui laisserais passer la lumière. Elle fesait attention à ces détails insignifiants, comme personne elle pensait. Elle ne pouvais pas concevoir qu'on ne fasse pas attention à ces absurdités fabuleuses. Ce n'était qu'un détail qui perdait beaucoup de temps pour les autres songeait-elle. Sans doute elle avait raison... Elle s'attardait longuement sur ces fresques invisibles de vies. Elle aimait ça. Elle ne pouvais faire autrement. Comme si elle se rattachais à toutes ces petites taches, pour se prouver qu'elle était bien vivante, pour se croire en sécurité. Elle était un peu peureuse c'est vrai. Mais pas la peur des araignés ou du noir. La peur du vide. Ce n'était pas le vide en lui même qui la terrorisait, c'était d'être attirée, d'être tentée de tomber dedans. Se jeter dans le vide, elle ne supporterais pas. Elle gardait tout les souvenirs de sa vie comme une amnésique. Etait-ce une preuve de son passage, ou bien une marque de son vécu...? Elle ne le savais pas, et cela l'importait peu. Elle aimait bien garder ces petits bouts de vie qui lui ont appartenus quelques instants, dans un autre temps.
Toujours, elle s'immaginait qu'elle écrivait bien, au point de faire arrêter des gens dans ses lectures pour qu'ils se mettent en pause. Elle aurait voulu dire des choses fortes. Mais ces choses là, elle ne les avait pas vécu ailleurs que dans sa tête pour si bien les raconter. Elle désirait faire naitre une émotion, une remarque, un cilement différent d'un autre, un sentiment distingué. Elle voulais provoquer quelque chose dans ses écrits, pour ceux qui pouvaient lire. Elle écrivait beaucoup pour elle, surtout dans sa tête. Dans la journée, parfois, elle vivait donc puis... s'arrêtait un instant, en réfléchisant à une jolie façon de dire ce qui se passait sous ses yeux, ce qu'elle voyait. Mais ces pensées étaient éphémères. Il était rare qu'elle s'en souvienne, le moment de l'écriture venu. Ce fût d'ailleur une petite part de remord envers elle, cette mémoire si pauvre parfois. Mais après tout, le spectacle de la poésie des mots, elle l'avait déja pour elle, et cela lui suffisait. Elle aurait aimé le partagé, un jour ou l'autre, mais ce n'était pas grave du tout. Elle avait ces moments inconnus aux autres, ces moments d'évasion cérébrale, ou elle se laissait immaginer un très bon écrivain raconter, décrire ce qu'elle vivait. Et elle s'en sortait bien.
Elle rêvait. Beaucoup. Sans le rêve, peut-être serait-elle tellement triste, vide, creuse, résonnante.
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